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LUCIANO EMMER

PARIS EST TOUJOURS PARIS

  • 1%Financé
  • 3Contributeurs
  • 160€sur12000€
  • J-85En campagne

Don libre pour la restauration

Soutenez la démarche de Société Cinématographique Lyre pour restaurer les films du patrimoine.

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FAN DE PARIS

Bénéficiez d'un visionnage en ligne et redécouvrez le Paris de 1952 au travers de cette délicieuse comédie

 

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30

FAN DU CINEMA ITALIEN

 

Bénéficiez du pack FAN DE PARIS et recevez en plus une photo extraite du film dédicacée par une personnalité liée au film

 

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YVES MONTAND

 

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MASTROIANNI

 

Bénéficiez du pack MONTAND, participez à  la projection du film dans une salle de Cinéma (Pour 2 personnes)

 

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BALADE CINEMA

 

Bénéficiez du pack MASTROIANNI, participez à une balade Cinéma sur le thème Paris et le cinéma des années 50 (Pour 2 personnes)

 

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LES FEUILLES MORTES

 

Bénéficiez du pack BALADE CINEMA. Votre nom sera inscrit sur le carton restauration avant le générique de début

 

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COLLECTIONNEUR

 

Bénéficiez du pack LES FEUILLES MORTES et recevez en plus un cadeau unique de la collection de Lyre (Affiche, photo, original,…)

 

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UN FILM POUR L'AMOUR DU PARIS DES ANNEES 50

Après ‘’VIVRE ENSEMBLE’’ d’Anna Karina (1973), ‘’RUE DES CASCADES’’ de Maurice Delbez (1963), nous remontons le temps dans les rues de Paris pour nous retrouver en 1951 dans les yeux d’un groupe d’italiens qui découvre la ville à l’occasion d’un match de football opposant leur équipe à l’équipe de France.

Cette comédie a ceci de remarquable qu’elle se joue au beau milieu d’un Paris totalement authentique !

''PARIS EST TOUJOURS PARIS'' est une véritable ode à la capitale française que Luciano Emmer et Henri Alekan (un des meilleurs directeurs de la photographie de l'histoire du cinéma) nous offrent avec un double regard.

Celui des touristes bien entendu, en profitant d’une balade en bus pour s’arrêter devant les plus beaux monuments, l’occasion de figer sur la pellicule un Paris à la fois familier et lointain. Celui des coulisses ensuite, en nous entraînant notamment dans les nuits parisiennes…jusqu’à découvrir de jeunes talents…dont un certain Yves Montand !

Sous l’angle de la comédie, ce regard extérieur témoigne de l’ouverture d’une nouvelle ère. Les blessures de la guerre sont en train de se refermer et le pays entre de pleins pieds dans les 30 glorieuses. L’excitation de cette bande de supporters et leur attraction pour ce Paris en pleine ébullition sont communicatives.

Nul doute que celles et ceux qui ont connu le Paris de cette époque y trouveront leur madeleine de Proust !

GRACE A VOUS, CE FILM PEUT ETRE RESTAURE

Nous continuons l’aventure CELLULOID ANGELS avec le désir de vous faire partager, autour d’une restauration, des moments rares de cinéma.

Ce film fait partie de l’histoire de la Société Cinématographique Lyre, une société familiale fondée par Alberto Barsanti l’année de la sortie de ‘'PARIS EST TOUJOURS PARIS''. Amoureux de la France et de Paris, très attaché au cinéma italien auquel il donna sa vie, Alberto Barsanti permit la production et la distribution de très nombreux films. 

Aujourd’hui, c’est Patricia, sa fille, qui a repris le flambeau en tentant de sauver ce patrimoine et de le partager. Pour elle, ce film est à bien des égards un clin d’œil à l’engagement de son père et au sien.

Pétrie de culture franco-italienne, elle s’engage au quotidien pour faire vivre les valeurs qui ont cimenté le lien entre ces peuples voisins. Un état d’esprit et une certaine idée de l’intelligence, de l’élégance et du vivre ensemble.

A l’heure où la question des identités revient au centre des préoccupations, son engagement a ceci de précieux qu’il nous guide vers le meilleur de la culture et des cultures, entre rencontre, diversité et influence, quand ce chemin s’illumine du meilleur de ce que l’humanité est capable de créer.

Sa société étant encore indépendante avec les difficultés que cela implique, Patricia Barsanti fait tout son possible pour que cette mémoire perdure, et ce travail n'est possible aujourd'hui qu'avec la mobilisation de celles et ceux qui veulent, comme elle, défendre ces valeurs et ce patrimoine.

La restauration de ce film est un double enjeu.

D'abord et bien entendu, celui d'arriver à sauver ce film. Ensuite et en parallèle, celui d'arriver à créer une véritable équipe.

Comme pour ‘’Rue des Cascades’’, nous voulons montrer qu’un petit groupe de personnes motivées peut soulever des montagnes et au-delà, qu’une restauration d’un film peut constituer l’acte fondateur d’une véritable communauté.

Avec vous, grâce à vous, nous espérons non seulement restaurer ‘’Paris est toujours Paris’’ mais véritablement créer un comité de soutien à l’action et à l’œuvre de la Société Cinématographique Lyre.

Nous sommes persuadés que cette rencontre entre passionnés, amoureux du cinéma et de la culture franco-italienne, sera à nouveau l’occasion de vivre ensemble des moments inoubliables !


VENTILATION DE LA COLLECTE

La répartition des sommes collectées se fera de la façon suivante : 7000 € pour la numérisation du film (59%), 2100 € pour la communication, l’animation de la campagne et la logistique des envois (17%) et 2900 € pour la production des contreparties (24%). Les sommes collectées au-delà de l’objectif de collecte de 12 000 € seront affectées à la restauration du film.

Nationalité: 
France - Italie
Sortie en salle: 
28 novembre 1952 (France)
15 novembre 1951 (Italie)
Acteurs principaux: 
Marcello Mastroianni
Lucia Bosé
Aldo Fabrizi
Hélène Rémy
Producteurs: 
Omnium International du Film
Fortezza Film
Chef-opérateur: 
Henri Alekan
Ingénieur du son: 
André Le Baut
Montage: 
Jacques Poitrenaud
Gabriele Varriale
Musique: 
Joseph Kosma
Roman Vlad
Format film: 
35 mm
Format image: 
1,37
Durée: 
95mn
Couleur: 
N&B

L'avis de Claude Rieffel - Critique rédigée sur le site à voir à lire.com

Cette brillante comédie chorale, navigant entre légèreté joyeuse et discrète amertume, est aussi un précieux document sur le Paris de 1950.

Le deuxième long-métrage de Luciano Emmer (Camilla) s’inscrit dans la continuité du merveilleux Domenica d’agosto, réalisé l’année précédente, et dont une partie de l’équipe se retrouve ici : Sergio Amidei au scénario, Roman Vlad à la musique, et, du côté des acteurs, Ave Ninchi, Marcello Mastroianni, Franco Interlenghi. Mais on retrouve surtout la construction chorale faisant se croiser plusieurs récits sur un laps de temps bref. En effet, tout se passe en 24 heures, entre l’arrivée d’un train Gare de Lyon et le départ d’un autre qui ramènera en Italie le groupe de supporters venus assister à un match de foot dont nous ne verrons presque rien et auquel seuls deux d’entre eux assisteront (de justesse). Car ce bref séjour à Paris, ville de tous les fantasmes, va plus ou moins faire tourner la tête à ces braves gens sortis de leur train-train quotidien. Ils découvriront vite l’envers du décor et seul le jeune Franco (Interlenghi) échappera à la désillusion. A peine débarqué il a le coup de foudre pour la ravissante marchande de journaux à qui il veut acheter un plan de la capitale et ne la quittera plus, faisant avec elle un tour en bateau mouche ou assistant à un spectacle d’Yves Montand. Pour les autres, l’expérience sera plus amère, surtout pour l’honorable père de famille joué par Aldo Fabrizzi. Entraîné par le Baron, un vieil ami ayant soi-disant fait fortune sur place, à faire la tournée des lieux de plaisirs, il ira de déconvenue en déconvenue, atterrissant même au poste de police, et découvrira au petit matin l’hôtel meublé sordide où habite son guide qui, en réalité, survit difficilement en faisant l’homme bouteille dans la rue. Mais toutes les mésaventures des uns et des autres sont contées avec une réjouissante verve comique et surtout un admirable sens de l’observation. Et si le Paris des touristes est expédié en quelques plans ironiques, la vraie ville est filmée avec un regard de documentariste amoureux que magnifie la superbe photo d’Henri Alekan (excusez du peu !) et que la distance temporelle rend encore plus précieux (on pouvait encore voir dans les rues de la capitale, en 1950, des charrettes tirées par des chevaux). Quant au concert d'Yves Montand et au tour des boites de nuit, de Saint Germain ou de Montmartre, ils font de ce film un témoignage d'époque inestimable.

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