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LUCIANO EMMER

PARIS EST TOUJOURS PARIS

  • 106%Financé
  • 119Contributeurs
  • 12717€sur12000€
  •  En restauration
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UN FILM POUR L'AMOUR DU PARIS DES ANNEES 50

Après ‘’VIVRE ENSEMBLE’’ d’Anna Karina (1973), ‘’RUE DES CASCADES’’ de Maurice Delbez (1963), nous remontons le temps dans les rues de Paris pour nous retrouver en 1951 dans les yeux d’un groupe d’italiens qui découvre la ville à l’occasion d’un match de football opposant leur équipe à l’équipe de France.

Cette comédie a ceci de remarquable qu’elle se joue au beau milieu d’un Paris totalement authentique !

''PARIS EST TOUJOURS PARIS'' est une véritable ode à la capitale française que Luciano Emmer et Henri Alekan (un des meilleurs directeurs de la photographie de l'histoire du cinéma) nous offrent avec un double regard.

Celui des touristes bien entendu, en profitant d’une balade en bus pour s’arrêter devant les plus beaux monuments, l’occasion de figer sur la pellicule un Paris à la fois familier et lointain. Celui des coulisses ensuite, en nous entraînant notamment dans les nuits parisiennes…jusqu’à découvrir de jeunes talents…dont un certain Yves Montand !

Sous l’angle de la comédie, ce regard extérieur témoigne de l’ouverture d’une nouvelle ère. Les blessures de la guerre sont en train de se refermer et le pays entre de pleins pieds dans les 30 glorieuses. L’excitation de cette bande de supporters et leur attraction pour ce Paris en pleine ébullition sont communicatives.

Nul doute que celles et ceux qui ont connu le Paris de cette époque y trouveront leur madeleine de Proust !

GRACE A VOUS, CE FILM PEUT ETRE RESTAURE

Nous continuons l’aventure CELLULOID ANGELS avec le désir de vous faire partager, autour d’une restauration, des moments rares de cinéma.

Ce film fait partie de l’histoire de la Société Cinématographique Lyre, une société familiale fondée par Alberto Barsanti l’année de la sortie de ‘'PARIS EST TOUJOURS PARIS''. Amoureux de la France et de Paris, très attaché au cinéma italien auquel il donna sa vie, Alberto Barsanti permit la production et la distribution de très nombreux films. 

Aujourd’hui, c’est Patricia, sa fille, qui a repris le flambeau en tentant de sauver ce patrimoine et de le partager. Pour elle, ce film est à bien des égards un clin d’œil à l’engagement de son père et au sien.

Pétrie de culture franco-italienne, elle s’engage au quotidien pour faire vivre les valeurs qui ont cimenté le lien entre ces peuples voisins. Un état d’esprit et une certaine idée de l’intelligence, de l’élégance et du vivre ensemble.

A l’heure où la question des identités revient au centre des préoccupations, son engagement a ceci de précieux qu’il nous guide vers le meilleur de la culture et des cultures, entre rencontre, diversité et influence, quand ce chemin s’illumine du meilleur de ce que l’humanité est capable de créer.

Sa société étant encore indépendante avec les difficultés que cela implique, Patricia Barsanti fait tout son possible pour que cette mémoire perdure, et ce travail n'est possible aujourd'hui qu'avec la mobilisation de celles et ceux qui veulent, comme elle, défendre ces valeurs et ce patrimoine.

La restauration de ce film est un double enjeu.

D'abord et bien entendu, celui d'arriver à sauver ce film. Ensuite et en parallèle, celui d'arriver à créer une véritable équipe.

Comme pour ‘’Rue des Cascades’’, nous voulons montrer qu’un petit groupe de personnes motivées peut soulever des montagnes et au-delà, qu’une restauration d’un film peut constituer l’acte fondateur d’une véritable communauté.

Avec vous, grâce à vous, nous espérons non seulement restaurer ‘’Paris est toujours Paris’’ mais véritablement créer un comité de soutien à l’action et à l’œuvre de la Société Cinématographique Lyre.

Nous sommes persuadés que cette rencontre entre passionnés, amoureux du cinéma et de la culture franco-italienne, sera à nouveau l’occasion de vivre ensemble des moments inoubliables !


VENTILATION DE LA COLLECTE

La répartition des sommes collectées se fera de la façon suivante : 7000 € pour la numérisation du film (59%), 2100 € pour la communication, l’animation de la campagne et la logistique des envois (17%) et 2900 € pour la production des contreparties (24%). Les sommes collectées au-delà de l’objectif de collecte de 12 000 € seront affectées à la restauration du film.

Info - Vendredi 16 février à 20h : Grâce à la générosité des 119 contributeurs qui se sont mobilisés, le film PARIS EST TOUJOURS PARIS sera restauré et pourra bénéficier d’une seconde vie auprès des spectateurs. L’enthousiasme que vous avez manifesté durant cette campagne nous va droit au cœur et nous vous en remercions infiniment.

Grâce à vous, Patricia Barsanti est sur un petit nuage et a des bobines (et des pixels) plein les yeux !

Nous tenions à remercier spécialement nos deux anges gardiens qui ont contribué au succès de la campagne. Tout d’abord notre cher Venantino VENANTINI dont la présence bienveillante en parrain de la campagne a participé à son succès, et notre cher Thierry BLONDEAU, généreux soutien de la restauration qui, de plus, organise la soirée anniversaire de Venantino VENANTINI le 17 avril.

Nous avons bien entendu informé Mme Hélène Rémy de cette bonne nouvelle et lui ferons revoir le film dès qu’il sera restauré. Nous adressons aussi une pensée émue à Marcello, Yves, Aldo et Henri, éternels anges de la pellicule…

Un parrain au grand coeur...que nous allons célébrer !

Lorsqu’il venu à Paris faire la surprise aux fans des TONTONS FLINGUEURS qui ont assisté à la projection du film restauré en 4K chez Gaumont, Venantino VENANTINI a été touché par notre démarche.

Comme une évidence, nous lui avons demandé s’il acceptait de parrainer cette nouvelle aventure. Sans hésiter, Venantino nous a répondu : ‘’Bien entendu, avec plaisir et si je peux être utile, je le ferai pour vous aider car il faut faire revivre le cinéma de ces années-là et restaurer les films’’. Et avec un regard malicieux de rajouter…’’ et d’ailleurs, si vous voulez me restaurer moi, je viendrai tout de suite !’’.

Les jours passants, dans l’équipe de CELLULOID ANGELS, une idée a progressivement germé, celle de rendre hommage à cet acteur mythique, généreux, si humble et si élégant.

Et si cette campagne devenait l’occasion de restaurer PARIS EST TOUJOURS PARIS et de créer un évènement dédié à son parrain ?

En quelques jours, un collectif s’est réuni pour rendre ce projet possible : Les amis de Venantino, un cinéma parisien mythique et un passionné bien connu désormais de notre communauté.

Ils ont imaginé un évènement sur-mesure qui promet d’être exceptionnel et riche en émotions !

Venantino Venantini dans quelques-uns de ses plus grands rôles.

 

L’anniversaire surprise de Venantino VENANTINI, le mardi 17 avril 2018.

Ce jour-là, Venantino soufflera ses 88 bougies…mais il est loin d’imaginer ce qui se prépare…Au programme au cinéma Mac MAHON (Paris 17ème) : projections de films de sa carrière, exposition de ses toiles, séances de dédicaces de son livre ‘’Le dernier des Tontons Flingueurs’’, cocktail anniversaire et dîner avec ses amis du cinéma (et d’ailleurs).

Une journée exceptionnelle rendue possible grâce à Thierry BLONDEAU, ce fan qui s’était illustré l’an dernier et qui vient de créer sa société d’édition vidéo spécialisée dans les Blu-ray de Patrimoine, COIN DE MIRE CINEMA. Ce jour-là, il dévoilera les premiers films de sa collection, le début d’une saga prometteuse pour faire revivre des trésors oubliés !

Voici le premier d'entre eux (en exclusivité), PORTE DES LILAS de René CLAIR, avec Pierre BRASSEUR, Georges BRASSENS et Dany CARREL, un chef d'oeuvre qui va pouvoir ainsi renaître !

Crédits - création visuel: Slumberland / Projet. Visuel non contractuel.

Un évènement réservé en priorité aux contributeurs de cette campagne !!!

Pour être certain de participer, 3 nouveaux packs sont désormais disponibles mais en quantités limitées (Pack Cocktail, Pack 35mm, Pack Venantino).

Par ailleurs et parce que c’est l’esprit de Celluloid Angels, nous demanderons à Venantino de choisir parmi tous les contributeurs de cette campagne celles et ceux qui bénéficieront d’une invitation à l’un des rendez-vous de cette journée (Projections, Cocktail et dîner avec lui !). Seul critère, lui témoigner votre envie d’être choisis (formulaire envoyé par nos soins à chaque contributeur à la fin de la campagne*) !

Pour arriver à boucler cette campagne et à permettre que cet évènement se réalise, nous avons exceptionnellement prolongée la campagne d'une semaine, jusqu'au vendredi 16 février 2018 à 20h !

Dernière ligne droite pour que notre projet aboutisse, tout dépend de vous maintenant ! 

(*) détail des invitations possibles:

Première projection (14h) : 2 invitations pour 2 / Deuxième projection (16h) : 2 invitations pour 2 / Dernière projection (20h) :  3 invitations pour 2Cocktail anniversaire (19h) :  1 invitation pour 2 / Dîner avec Venantino et ses amis (21h) :  1 invitation pour 2

 

Nationalité: 
France - Italie
Sortie en salle: 
28 novembre 1952 (France)
15 novembre 1951 (Italie)
Acteurs principaux: 
Marcello Mastroianni
Lucia Bosé
Aldo Fabrizi
Hélène Rémy
Producteurs: 
Omnium International du Film
Fortezza Film
Chef-opérateur: 
Henri Alekan
Ingénieur du son: 
André Le Baut
Montage: 
Jacques Poitrenaud
Gabriele Varriale
Musique: 
Joseph Kosma
Roman Vlad
Format film: 
35 mm
Format image: 
1,37
Durée: 
95mn
Couleur: 
N&B

Paris est toujours Paris… « et l’Italie notre chère sœur latine »

La maison italienne Fortezza Film et la firme française Omnium international produisent en 1951 l’une des rares coproductions franco-italiennes parfaitement paritaires, un film à 50 % français et à 50 % italien.  

A l’époque, le réalisateur Luciano Emmer s’est déjà fait remarqué par des documentaires d’art très appréciés et a connu le succès avec Dimanche d’août (Domenica d’agosto, 1950) : la protagoniste en était la ville de Rome durant une journée d’été, un seul dimanche durant lequel plusieurs intrigues se développaient simultanément. Il en va de même dans Paris est toujours Paris, où le scénario (avec la contribution du futur réalisateur Francesco Rosi) et la mise en scène construisent avec une grande habileté « ces entrelacs de tendresse, de poésie et de bouffonnerie »[1]. Emmer est considéré comme un « auteur », dont les Cahiers du cinéma regrettent qu’il se soit ici prêté à la comédie. Mais ils doivent admettre que Paris est toujours Paris contient de « très belles images de Paris d’une luminosité précise, poétique et assez curieusement irrévélée jusqu’alors »[2]. En effet, Emmer racontera : « Pour préparer Paris est toujours Paris, nous avons vécu une vie de bohème […]. J’ai découvert un Paris qui avait encore un petit héritage de la période fin de siècle »[3]. Et son directeur de la photographie, Henri Alekan, a su saisir la lumière adaptée à ce mélange de passé et de présent, tout en la manipulant pour faire ressortir le charme de la capitale dans différentes situations météorologiques.

Mené « sur un rythme allègre et avec humour »[4], par un réalisateur qui « ne manque jamais de malice, de tact ni d’intelligence »[5], le film est enrichi par les malentendus culturels et surtout bilingues, « un numéro qui dure presque autant que le film : explications laborieuses, avec force gestes et syllabes chantantes, roulement d’yeux, regards étonnés, regards allumés tant par la fraicheur que le charme et que suivront presque toujours des mines déçues »[6]. Ce film observe avec sympathie la maladresse d’Aldo Fabrizi, touchant et « comique à souhait »[7], les disputes de fiancés des très jeunes et pas encore si célèbres Lucia Bosè et Marcello Mastroianni, mais aussi « l’idylle charmante, pleine de fraîcheur, entre le jeune Romain [Franco Interlenghi] et la petite Française [Hélène Rémy] »[8].

Les dialogues sont brillants, et les scénaristes s’amusent et nous amusent avec des gags qui nous rappellent aussi que si le tourisme était – à l’époque – un phénomène nouveau, le touriste voyageait déjà avec ses attentes fantaisistes et un goût quelque fois dangereux pour l’inattendu (sportif, culturel, romantique et parfois piquant…). Il s’agit d’une des premières comédies cinématographiques organisées autour du motif des vacances courtes et pressées, mais qui permettent aux personnages de se (re)trouver au contact d’une culture et d’une population étrangères. Il n’est pas étonnant que cet échange se fasse ici entre la France et l’Italie, et sous l’enseigne du brio et du sourire !... Mais, « tout ironique qu’il soit, le regard que ce film porte sur Paris brille d’amitié, d’affection, de compréhension, c’est vraiment le regard de notre sœur latine »[9].

Paola Palma

 

[1] Ibid.

[2] Jean-José Richer, « Paris est toujours Paris », Cahiers du cinéma, n° 19, janvier 1953.

[3] Introduction au texte du scénario original du film, édité par la commune de Gorizia, 1987.

[4] Jacqueline Fabre, « Pour Luciano Emmer Paris n’est pas la ville de toutes les perditions », Libération, 2 décembre 1952.

[5] Jean Fayard, « Paris est toujours Paris », Paris Comoedia, 2 décembre 1952. 

[6] Louis Chauvet, « Paris est toujours Paris », Le Figaro, 2 décembre 1952.

[7] Claude Garson, « Paris sera toujours Paris », L’Aurore, 3 décembre 1952.

[8] L. Chauvet, « Paris est toujours Paris », déjà cité.

[9] J. Thévenot, « Paris est toujours Paris : et l’Italie notre chère sœur latine », déjà cité.

Paola Palma est docteur et chargée de cours en cinéma. Elle est l'auteur, entre autres, de plusieurs articles et interventions sur les coproductions cinématographiques franco-italiennes, et notamment sur celles des années 50-60.

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