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ANNA KARINA

VIVRE ENSEMBLE

  • 35%Financé
  • 11Contributeurs
  • 6565€sur19000€
  •  En restauration
73
LE PREMIER FILM DE ANNA KARINA, INSPIRÉ DE SES FLANERIES DANS LE NEW YORK UNDERGROUND ET LE QUARTIER LATIN DES ANNEES 70.

Tous les amoureux de Paris ont leur quartier de prédilection, rive gauche ou rive droite, attraction qui puise son énergie dans des atmosphères si particulières sans que jamais l’histoire de notre capitale n’y soit étrangère. Cette histoire est vivace mais, à bien y regarder, au fil du temps disparaissent les traits des époques.

 

Par chance, Paris a su attirer un grand nombre de réalisateurs et a servi de décor à de nombreux films. Certains d’entre eux ont la particularité d’avoir été tourné à l’extérieur, offrant ainsi un regard fugace sur des images perdues.

 

Ces films sont des pièces uniques, témoignages d’une époque qui, par la magie de la pellicule, ont fixé ces instants.

 

Nous sommes 10 ans après ‘’RUE DES CASCADES’’, le film de Maurice Delbez qui nous fait découvrir Belleville (un autre de nos projets qui a réussi à atteindre son objectif !).  

 

Avec ‘’VIVRE ENSEMBLE’’, Anna Karina nous fait traverser la Seine et nous offre une promenade enchanteresse dans le quartier Latin.

 

Elle a tourné le film en quatre semaines avec un budget minuscule. Claude Agostini, le directeur de la photographie, l’a aidée à transformer son triplex en studio, utilisant son salon comme plateau et sa cuisine comme régie.

 

Le résultat ? Un film vrai qui nous plonge 40 ans en arrière à une époque aujourd’hui bénie, idéalisée, juste avant le premier choc pétrolier et quelques années après mai 68.

 

Sélectionnée à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes de 1973, cette fiction est aussi un véritable documentaire (notamment les extérieurs). Celles et ceux qui ont connu le Paris de cette époque ne seront pas insensibles à l’ambiance qui régnait dans les rues !

 

Anna Karina nous parle du couple et d’un autre ‘’vivre ensemble’’. On suit son regard et on se laisse emporter par sa caméra jusqu’à New York…que l’on découvre aussi avec délice !

 


SOUTENIR LA RESTAURATION DE CE FILM

Ce film a obtenu une aide du CNC pour sa restauration mais les travaux étant conséquents (film tourné en Super 16mm donc avec grain particulier), le projet ne pouvait pas complètement aboutir sans cette campagne et la restauration, qui avait commencé, pouvait être réduite dans son ambition (magnifier les plans grâce au 4K et retrouver l’aspect d’origine). Les travaux de restauration avaient débuté mais l’ambition de la restauration numérique de l’image dépendait des moyens disponibles.

 

La campagne n'a pas totalement atteint son objectif financier mais SND a quand même décidé d'aller au bout du projet suite à l'initiative prise par Thierry Blondeau, le fan collectionneur qui, avec ses amis, a réussi à réunir plus de 30% de l'objectif.

 

Sa motivation et l'envie d'aller plus loin pour aider d'autres films ont convaincu SND d'aller au bout de la restauration du film en complétant le financement avec l'espoir que d'autres relais se mettent rapidement en place pour équilibrer le budget (sélection dans un festival par exemple).

 

Mais surtout SND a proposé un rendez-vous début septembre à Thierry Blondeau pour l'aider dans sa démarche et, qui sait, bâtir un véritable partenariat !

 

Nous croisons les doigts pour que cette rencontre donne naissance à une nouvelle initiative et nous sommes heureux de clôturer cette belle histoire ainsi...en attendant de revoir le film restauré !

 

Anna KARINA émue de l'initiative pour restaurer VIVRE ENSEMBLE

 


VENTILATION DE LA COLLECTE

Le devis de la restauration du film se monte à 116 313 euros HT et bénéficie d’une aide du CNC de 70 000 euros.

Notre objectif de collecte était de 19 000 euros avec la ventilation suivante : 13 000 euros affectés à la restauration du film (69%), 1200 euros pour la production des contreparties (6%), 4 800 euros pour l’animation de la campagne, la communication et la gestion de la logistique (25%).

Les budgets d'animation de la campagne, de communication et de gestion de la logistique ont été réduits à 3 000 euros, de même que celui de la production des contreparties passé à 600 euros du fait du faible nombre de contributeurs. Ainsi grâce à cette collecte de 6 565 euros et à l'apport de 10 035 euros de SND pour boucler le budget de la restauration, l'ambition de la restauration peut aller à son terme.

La campagne s'est terminée le jeudi 27 juillet 2017 à 20h.

 

Olivier Pruvost

Superviseur de la restauration

 

LA PROBLEMATIQUE (RARE) DE CETTE RESTAURATION

 

La restauration du film a débuté mais comme l’explique Olivier Pruvost, le superviseur technique du projet, ‘’la capacité à réussir cette restauration dépend de la possibilité de travailleur par itération, ce qui est plutôt inhabituel. Le film ayant été tourné en Super 16mm, avec peu de moyens, et notamment de moyens d’éclairage, la restauration en 4K amplifie la présence des défauts films, le manque de netteté des plans, et la sous exposition.

 

Nous sommes obligés d’alterner passes d’étalonnage et passes de restauration des défauts pour trouver le bon équilibre. Puis viendra en fin de cycle, l’éventualité de remplacer des plans du négatif S16 par son agrandissement original 35mm, si cette option offre un rendu plus fidèle à l'oeuvre.

 

La question du traitement du grain sur certaines séquences viendra en toute fin pour harmoniser l’ensemble.

 

Cette restauration ‘’en marchant’’ a un inconvénient majeur : la difficulté à respecter le cadre budgétaire et le délai d'intervention. Nous risquons de devoir faire des choix radicaux pour finaliser le projet et dans ce cas, nous ne pourrons pas aller totalement au bout de ce qui est techniquement possible, ce qui serait dommageable pour l'oeuvre.

 

Techniquement, c’est un vrai défi et j’espère que nous aurons les moyens de le relever complètement !’’

 

C’est une véritable question déontologique et si SNC fera tout pour respecter les orientations artistiques souhaitées par Anna KARINA, on comprend bien dans ce cas, que l’ambition de respecter à tout prix l’œuvre originale suppose d’aller au bout des possibilités techniques.


Thierry Blondeau

Fan collectionneur engagé

THIERRY BLONDEAU A LA RESCOUSSE

13 juillet 2017. Anonyme jusqu'à aujourd'hui, ce fan collectionneur de films a décidé de passer à l'action aujourd'hui en apportant des fonds substantiels pour soutenir cette campagne. Son combat, aider les films du patrimoine les moins visibles à retrouver le chemin de la lumière. Thierry Blondeau veut mobiliser son réseau d'amis collectionneurs et montrer que l'on peut fédérer toutes celles et ceux pour qui cette cause compte.

''Trop de films restent introuvables et trop de films invisibles méritent d'être vus. Anna Karina est une vraie icône de ma jeunesse et les films de réalisatrice sont rares. Je veux aider ces films et montrer aux collectionneurs du monde entier, qu'ensemble, nous pouvons agir.'' Ses mots nous font chaud au coeur !

Totalement en phase avec le projet CELLULLOID ANGELS, nous soutenons sa démarche et SNC a accepté de décaler la fin de la campagne au 27 juillet pour lui permettre de rassembler le plus de soutiens possibles. Au-delà de cette action pour aider la restauration de VIVRE ENSEMBLE, Thierry BLONDEAU compte structurer sa démarche et créer une société spécialisée dans le domaine...on adore et on a hâte d'en savoir plus !!!


21 juillet 2017. Thierry Blondeau a réussi à réunir plus de 30% du budget recherché. Face à cette initiative exceptionnelle, SND a décidé de relever le défi et d'aller au bout du projet. Mieux, un rendez-vous est fixé en septembre pour évoquer un partenariat avec Thierry BLONDEAU...serait-ce le début d'une nouvelle aventure ?

Sortie en salle: 
Mai 1973
Acteurs principaux: 
Anna Karina
Michel Lancelot
Monique Morelli
Viviane Blassel
Bob Asklof
Jean Aurel
Gérard Pereira
Danny Brown & Lynn Berkley
Chef-opérateur: 
Claude Agostini
Ingénieur du son: 
Henri Roux
Musique: 
Claude Engel
Anna Karina
Format film: 
Super 16 mm
Durée: 
89mn
Couleur: 
Couleur

A PROPOS D'ANNA KARINA

« ….D'une enfance ballottée entre une mère distante, une grand-mère décédée trop tôt et un grand-père attentionné, elle a conservé une fragilité à fleur de peau. Dès 14 ans, elle travaille : elle est fille d'ascenseur dans un grand magasin (« Premier étage : chaussures pour dames, jouets pour enfants... »), puis illustratrice, avant qu'un homme ne l'arrête dans la rue pour lui proposer de jouer dans un court métrage, La Fille aux chaussures. Il sera primé à Cannes. Trop jeune pour les cours d'art dramatique, elle part bientôt pour Paris. Elle n'a que 17 ans.

Grâce aux quelques francs gagnés avec ses dessins à la craie sur les trottoirs, la belle Anna s'installe au café des Deux Magots, sans savoir qu'il s'agit d'un haut lieu de la vie germanopratine. Deuxième coup du destin : « Une femme me demande si je veux poser pour le magazine Jours de France. J'avais peur de la traite des blanches. J'accepte à condition que beaucoup de personnes soient présentes lors des prises de vue. Le jour dit, ils arrivent à douze au moins ! » Très vite, la jeune Danoise se retrouve dans le bureau d'Hélène Lazareff, directrice du magazine Elle. « Là, une dame extraordinaire avec un porte-cigarettes et un grand chapeau me demande : "Comment t'appelles-tu ?" Je réponds : "Hann Karin Bayer." Elle tranche : "Tu t'appelleras Anna Karina." C'était Coco Chanel ! » Ainsi rebaptisée, la jeune femme entame une fulgurante carrière de mannequin.

Le réalisateur Jean-Luc Godard la repère dans une publicité pour un savon. « Il m'a proposé un petit rôle dans À bout de souffle, avec Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo. Il fallait se déshabiller. Je lui ai dit qu'il n'en était pas question et je suis partie. » Il la rappelle plusieurs mois après pour le rôle principal du Petit Soldat, un film sur la guerre d'Algérie qui sera interdit. Pendant le tournage naît entre eux une idylle qui durera sept ans. « C'était une vraie histoire d'amour, la première surtout pour moi. Les rôles qu'il m'a donnés étaient des cadeaux du ciel. Très différents, ils me donnaient la possibilité de changer tout le temps. » Mais l'actrice fétiche de Godard, avec qui il tourne Une femme est une femme (prix de la meilleure actrice au Festival de Berlin), Vivre sa vie, Bande à part ou Pierrot le fou, travaille également avec Michel Deville, Jacques Rivette, Luchino Visconti, Rainer Werner Fassbinder, Eric Rohmer.... 

Souvent, dans les films où elle joue, Anna Karina chante  - on se souvient de Jamais je ne t'ai dit que je t'aimerais toujours ou de Ma ligne de chance. En 1967, Gainsbourg écrit pour elle Anna, une comédie musicale dans laquelle elle interprète Sous le soleil exactement. En 2000, elle enregistre Une histoire d'amour, un album écrit par Philippe Katerine. Artiste complète, elle écrit aussi des chansons, des romans (elle en a publié trois mais ses « tiroirs sont pleins de manuscrits ») et des scénarios.

En 1972, elle réalise Vivre ensemble, « un portrait des années 70 » ; en 2008, elle réalise Victoria, un « road movie » tourné au Canada. …. »

 (Extrait d’un article par Corinne Renou-Nativel paru le 13/02/2009 dans LA CROIX)

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