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23 mars 2018

PARIS EST TOUJOURS PARIS EST EN COURS DE RESTAURATION : MERCI À VOUS !

Les Anges de la pellicule ont encore frappé !

Nous sommes fiers de vous annoncer cette nouvelle victoire et la restauration à venir de PARIS EST TOUJOURS PARIS.

 

Nous finissons notre campagne en ayant atteint 106% de notre objectif, soit 12.717€, grâce à 119 contributeurs.

Merci de votre enthousiasme, merci de votre générosité, merci pour vos partages aussi !

Grâce à vous, collectivement, un nouveau film est sauvé et Patricia BARSANTI va pouvoir poursuivre son œuvre de restauration, à nos côtés et à vos côtés.

 

La suite, ce sera très bientôt, tout d’abord lors de notre rdv le 17 avril pour mettre à l’honneur notre parrain Venantino VENANTINI sans qui cette campagne n’aurait sans doute pas eu l’écho qu’elle a eu.

Et n’oubliez pas que cette journée sera aussi l’occasion pour notre cher ami Thierry BLONDEAU de nous présenter sa nouvelle société d’édition vidéo spécialisée dans les films du patrimoine, COIN DE MIRE CINÉMA. Il divulguera, en exclusivité, la liste des premiers titres de sa collection ! Merci à lui pour son soutien encore une fois capital dans cette campagne.

 

La restauration de PARIS EST TOUJOURS PARIS a maintenant été lancée. Elle vous est expliquée en 8 étapes avec enthousiasme et limpidité par Patricia BARSANTI :

 

1.    Nous avons commencé par restaurer les éléments négatifs (35mm) :

Il n’y a jamais de hasard. Notre parrain de campagne est un ancien Tonton Flingueur, et figurez-vous que le négatif image se présentait quasiment… « façon puzzle », fort heureusement pas « éparpillé aux quatre coins de Paris », mais avec de très nombreuses collures décollées qu’il nous fallait réparer avant de pouvoir manipuler cet élément sereinement. Car pour solidariser les séquences entre elles, et assurer la continuité du négatif, on utilise traditionnellement de la colle, et visiblement, depuis 1951, celle utilisée alors s’était un peu « évaporée »

Ensuite, nous avons traité les moisissures que nous avons constatées sur le négatif.

Pour ces travaux, nous avons confié le négatif au laboratoire DAEMS, grand spécialiste de ces réparations complexes sur la pellicule.

 

2.   Maintenant qu’il a été remis à neuf ou quasiment, nous nous apprêtons à scanner ce négatif en 4K, image par image au laboratoire HIVENTY.

 

3.   Puis nous allons étalonner le film afin que le résultat soit conforme à ce que Luciano Emmer et Henri Alekan souhaitaient. Etalonner, cela veut dire trouver la bonne luminosité pour chaque séquence d’images, et l’on se base souvent sur une copie d’exploitation d’époque pour être certains d’approcher au plus près la volonté du réalisateur et du directeur de la photographie.

 

4.    Ensuite, nous allons le soumettre à un premier correcteur d’image, automatique, en faisant toutefois attention à ne pas générer de perte d’information (par exemple, s’il y a des épées, qui bougent beaucoup d’une image à l’autre, le correcteur risque de les voir comme un défaut qu’il se charge donc d’éliminer. Imaginez un film de cape et d’épée… sans épées ! Donc on corrige… en douceur et avec un spécialiste aux commandes).

 

5.   Puis viendra l’étape de la « palette », qui est la correction manuelle, image par image, des défauts résiduels. Cela peut prendre très longtemps, et dans le cas de PARIS EST TOUJOURS PARIS, a été évalué à plus de 180 heures de travail.

 

6.    A ce stade, notre image sera magnifique, et prête à recevoir le son qui aura été travaillé en parallèle : nous sommes d’ailleurs en train de numériser le négatif son français, puis on restaurera ce son numérisé. Enfin, on le synchronisera, une fois qu’il sera tout beau, tout propre, avec l’image toute belle, et…

 

7.   A ce stade, nous commencerons à travailler sur l’audiodescription et sur le sous-titrage pour sourds et malentendants qui pourront ainsi être mis à disposition des spectateurs si le film passe à la Télévision, ou au Cinéma et bien sûr en DVD.

 

8.   Il ne nous restera alors plus qu’à fabriquer les éléments de projection, d’une part, et le master DVD, d’autre part, pour pouvoir vous le montrer à l’écran et en DVD.

 

Côté planning, le film sera certainement présenté le 17 avril comme un « work in progress », ce qui permettra à ceux qui seront là de voir un film en cours de restauration. Nous organiserons ensuite, une fois le film restauré, et donc vraisemblablement courant mai ou juin, une projection pour tous les contributeurs concernés. C’est aussi à ce moment-là que nous pourrons rendre le film accessible en ligne à tous les contributeurs.