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RUE DES CASCADES SERA RESTAURE !
05 mai 2017

RUE DES CASCADES VA RENAITRE !!!

A 24h de la fin de la campagne, un généreux donateur a complété le budget pour permettre la restauration du film !

Pour les enfants du film, comme pour Maurice Delbez, cette journée a commencé par une excellente nouvelle : dans la nuit, un ‘’ange’’ était passé déposer 30% du budget recherché pour restaurer RUE DES CASCADES !

Avec une élégance rare, il a fait en sorte d’atteindre le cap des 99%...laissant à un autre contributeur le plaisir de franchir la barre des 100 %...ce qui fut fait immédiatement par un enfant du film !

Ce défenseur des films de patrimoine a tenu à rester anonyme mais nous a expliqué son geste ainsi :

‘’Comme tout ce que l'on peut faire dans la vie, il est clair que tout se fait mieux si il y a un minimum d'affect et d'émotions rattachés à sa propre existence.

L'histoire de ce film mettant en scène 6 enfants dans les rues de Belleville, aux Buttes-Chaumont et qui met en avant une tranche de vie de l'un d'entre eux, Alain, dans le quartier de Ménilmontant m'a ému.

Le fait encore que la Plate-forme ait réussi à retrouver 5 des 6 "petits" comédiens, et les ait réunis avec le réalisateur, dans une journée, pleine d'émotions et de bonheur sur un des lieux phares du tournage a été un déclencheur...toutes choses que j'ai suivies jour après jour.

En 1964, lors de la sortie du film de Mr.DELBEZ, j'ai dix ans et mes terrains de jeu favoris ne sont pas à Belleville, mais sur une autre hauteur de Paris à Montmartre...

Pendant que les 6 enfants de la "Rue des Cascades" jouent rue Vilin et alentours, je partage mon temps entre l'Avenue Junot, la Place du Tertre, la rue Caulaincourt, où j'habite et les rues des Abesses et Lepic où se situe mon école communale.

Né à Paris, aux Batignolles, de parents tous deux nés dans Paris et de 3 grands-parents sur 4 nés dans la grande ville, ce projet de restauration m'a remis en tête toutes ces années, et les bonheurs qui y étaient attachés, images, couleurs, bruits, tout est remonté instantanément de la grande ville, ma ville... et ce dans avec plus grand plaisir.

Je n'ai quitté Paris qu'en mars dernier, non sans une petite pointe d'émotion au coeur, mais j'y suis toujours "chez moi" et j'y reviens souvent avec joie.

Remontant en février voir une partie de la restauration des "Tontons Flingueurs", j'ai fait un grand "pèlerinage" sur la Butte, à pied, pendant deux jours complets pour me retremper dans cette atmosphère. Sur la place du Tertre, il y avait un manège assez similaire à celui que je fréquentais (comme celui des scènes initiales "d'Itinéraire d'un enfant gâté" avec Jena-Paul Belmondo), j'y étais la plupart du temps accompagné par mes parents, où ma grand-mère paternelle...

J'ai passé presque deux heures dans le froid soleil du jour à regarder les enfants sur les animaux, et véhicules de ce manège s'amuser et éclater de rire à chaque tour...sous le regard des familles attentives.

Alors, participer au bonheur à venir d'un Monsieur du Cinéma toujours présent, Mr.Delbez, dont la vie fût marquée par ce film, voir à nouveau les visages des enfants de l'époque, devenus adultes s'illuminer en pensant que la finalisation de ce beau projet aurait lieu, m'a semblé naturel.

En leur faisant (sûrement) plaisir, je me suis fait aussi beaucoup plaisir, et j'ai hâte de découvrir et le film, et les personnes qui l'ont porté.''

Merci à ce ‘’Gosse de la Butte’’ d’avoir ainsi bouclé l’histoire ! En effet, le film est tiré du livre de Robert Sabatier, ‘’Alain et le Nègre’’ qui se déroule…à Montmartre !

 

L’aventure continue !

Grâce à ce don, le film peut partir en restauration avec l’objectif de finir les travaux le plus rapidement possible pour que Maurice DELBEZ puisse voir renaître le film de sa vie.

Du côté de SND et de CELLULOID ANGELS, un autre travail commence avec la conception du recueil des souvenirs des enfants qui sera réalisé avec l’amicale complicité de l’Agence de Design Slumberland et du photographe Vincent Bourdon.

Nous nous réjouissons déjà de découvrir l’envers du film dans les yeux des enfants…et de pouvoir offrir cet autre cadeau à Maurice Delbez !

 

Générique de fin (ou presque)

Cette aventure n’aurait pas été possible sans le soutien des 155 contributeurs qui se sont mobilisés pour que RUE DES CASCADES renaisse.

Nous les remercions du fond du cœur avec quelques mentions spéciales pour…

…le généreux donateur anonyme du dernier jour, Erick Barukh, sa famille et ses amis qui, par leur engagement, ont réussi à réunir une importante partie du budget recherché, le soutien et les encouragements de Martine et Daniel Jacquinot, Christine Simon, Roland Demongeot et Dominique Lartigue, le coup de pouce de Filmo TV, des Editions Albin Michel, d'Olivier Pruvost de Filmo, du laboratoire Hiventy, des Editions iXe et de l’agence John d’Orbigny immobilier, les conseils de Mohammed Ouaddane, l’initiative de Lorène Bruant de Slumberland et de Vincent Bourdon pour l’idée et la réalisation à venir du recueil de souvenirs, l’accueil sympathique de Karim au bar de la fontaine Henri IV, rue des Cascades, le soutien de Thierry Blondeau, le fan qui a retrouvé le scénario original du film et qui, avec Laure, son épouse, nous ont aidés à rendre cette journée magique pour Maurice Delbez. 

Enfin, merci à tous les soutiens de CELLULOID ANGELS d’avoir partagé et fait circuler les informations de cette campagne ainsi qu'à Cécile Morin, responsable du Fonds Découverte de l'Est Parisien à la Médiathèque Marguerite Duras, l'équipe du site Paris Cinéma Ile-de-France, Natacha Couthon du Forum des Images, Stéphanie Chiche et Ameziane Bouzid pour la page Facebook de soutien au film et aux café et librairies de Belleville qui ont mis notre affiche !

Encore merci et rendez-vous dans quelques semaines pour la suite de cette belle aventure !

© photo Vincent Bourdon – www.vincentbourdon.com

De gauche à droite:

En bas: Ellen Schafer (SNC), Fabiola Delbez, Sébastien Arlaud (Celluloid Angels), Maurice Delbez, Christine Simon (actrice)

En haut: les acteurs du film Erick Barukh, Dominique Lartigue, Daniel Jacquinot, Roland Demongeot et Thierry Blondeau (un fan collectionneur)